Irving MATEO
" La beauté n’existe que dans le regard
de celui qui la contemple." Lumineuse vérité
shakespearienne faite pour nous rappeler que notre expérience
de l’art s’épanouit au cœur
de notre intimité subjective et solitaire ; qu’elle
se limite à de simples préférences
culturelles qui nous font sensibles à certaines
choses plutôt qu’à d’autres.
La laideur ? De façon analogue, elle n’existe
que par la parole péremptoire de celui qui
prétend la nommer. Le beau, le laid, révélés
à l’image de l’étroitesse
de nos jugements personnels ? S’il en est ainsi,
j’aimerais réaliser une œuvre peinte
qui n’appelerait aucun commentaire. Une œuvre
qui guiderait vers le silence.
Irving Matéo. Décembre 2006.
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